fashion victime ?
Tu es une fashion victime ? Ce n’est pas grave. Ce n’est qu’un légère intoxication mentale liée à la méconnaissance de la production des fringues, chaussure et autres accessoires par les multinationales et à une consommation excessive de publicité. Ne t’en fais pas trop, ça se soigne.
Comment ? On te propose trois type de thérapies :
la thérapie "lentement mais sûrement" : tu prends un peu de recul et tu analyses la société dans laquelle tu vis, les comportement de masse, le sens de la consommation et ton rapport à la publicité, cela peut prendre un certain temps mais c’est très efficace et ça libère pas mal le cerveau et le reste ..
la thérapie "plus vite, mais pas trop" : tu veux rester une fashion victime mais ethique, il suffit d’achèter dans les magasins de seconde main et les brocantes et comme cela tu ne collabore pas avec (toute cette merde néo-libérale (voir ci-dessous)
la thérapie "vite je suis préssé/e, par ou est la sortie ?" tu veux reprendre ta vie en main, ne plus te faire voler par les multinationales, arrêter les dégâts du capitalisme dans ton cerveau, dans ton corps, dans ta maison, dans ta famille et parmi tes ami/es, et en vitesse ? Pas de problème, seul(e) ou avec tes amis(es) dévèrses massivement des bombes puantes dans leurs magasins.
Etre branché c’est jamais que jouer l’éclaireur au service de la matrix marchande parce que, après tout, la branchitude ne sert qu’à te vendre plus cher des produits dont tu n’as rien à foutre. Si tu captes ça, c’est que tu es déjà guéri/e.
Haine&Mort
Peut-on se payer le luxe de fréquenter H&M ?
H&M, ici en Europe, c’est des travailleurs qu’on prend, qu’on presse et qu’on jette. Le management "fun" multiplie les petits-chefs-sans-statut qui montrent les griffes pour peut-être avoir accès à une formation qui n’arrive souvent jamais. Les fausses promesses sont la règle. Ce qui se cache derrière les sourires mièvres des directeurs des ressources humaines, des managers, derrière leur volonté de gérer au mieux leur équipe de précaires : augmenter le chiffre d’affaires. A l’intérieur des magasins, certains passent (les étudiants, les diplomés en attente d’un autre boulot adapté à leur qualification) et d’autres restent, essaient de se faire au rythme d’usine, à la surveillance de chacun par chacun, à leurs problèmes de dos, aux jambes lourdes. Courir, courir... Se faire jeter comme une merde ou être poussé à la démission, Cela s’appelle le turnover. H&M a érigé le turnover en mode de gestion des conflits du travail. D’autant qu’un turnover important évite d’avoir à payer les garanties liées à l’ancienneté. Chez H&M, on n’aime pas trop les syndicats, même si l’on est bien obligé de s’adapter aux législations locales.
Aux Etats-Unis, la multinationale ne se gêne pas pour licencier les partisans du syndicalisme. Les salaires des travailleurs des magasins et du centre de distribution sont si bas que beaucoup de ces travailleurs vivent en-dessous du seuil officiel de la pauvreté. Il est bien évident qu’à ces niveaux les employés de H&M ne peuvent même pas s’offrir une assurance médicale.
Ce que se permet H&M en Asie est dégoûtant. Selon le Bureau International du Travail, les violations du droit du travail par H&M sont innombrables. Par exemple, aux Philippines, la multinationale a fait travailler des enfants et au Bangladesh, elle a interdit les syndicats, imposé jusqu’à 80 heures de travail par semaine, fait travailler sans contrats, tout en ignorant le salaire minimum.
L’exploitation des travailleurs par H&M nous agace. On en a plus que marre du concept de travail kleenex : nouvelle forme de travail hyperflexible qui s’impose comme norme sur le marché de l’emploi. On en a marre des conditions de travail précaires, de l’instabilité et de l’insécurité de nos fins de mois. Travailler pour vivre ou vivre pour travailler ?
C’est ça le prix à payer pour s’acheter des vêtements pas chers.
Pour vendre pas cher, il faut broyer des être humains, polluer la terre, l’eau et l’air.
Boycotter H&M, c’est rendre un peu de dignité et de vie aux travailleur/ses précarisé/es.
Achetons des vêtements de seconde main.
Et libérons-nous de cette machine à broyer nos vies.
Mayday Mayday !!!

14 Comments:
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H&M fait ça?
Mince...
*regarde honteusement son joli pull neuf*
Si j'avais su...
Plus je grandis, plus j'apprend comment fonctionne notre monde, plus j'ai envi de vomir.
Continuez!
Je vous ai connu en regardant Ruquier hier soir.
Où c'est qu'on trouve des boules puantes? J'envisagerai une attaque à Marseille.
Merci ;-)
Salut , je vous ai vu hier a " On a tout essayé " , je savais qu'il se passait ce genre de choses mais pas a ce point , j'etais vraiment etonné j'aurais meme pas imaginé . On a notre petit luxe alors on essaye de se trouver des problemes mais franchement faut regarder plus loin que son nombril . Bref continuez parsque merde l'esclavage est censé etre abolli !
Je ne vois pas ce que ça change d'acheter en seconde main. C'est toujours le travail d'un enfant.
Ah ben autant pour moi, passer à la télé ça marche !
Ca permet de toucher un public habituellement non averti.
Cela existe-t-il un label pour les entreprises qui se comportent bien?
bonsoir
ravi d'apprendre que ruquier ouvre l'antenne à de jeunes gens bien intentionnés. très bonne idée d'entarter localement les esclavagistes de la confection (gloup, gloup!). mais faire ses achats dans une friperie ne change effectivement pas grand chose; tu vas même servir de décomplexant aux consommateurs gloutons qui trouverons en toi une excuse pour continuer à maltraiter tes semblables dans les sweat-shops. La solution: le look démodé ou "has been". le top de la branchitude! jeune, tu dois porter tes vètements "third world style", usés jusqu'à la corde. tu auras un look authentiquement bohème, et tu feras alors vraiment du bien à ta planète.
juste une petite faute désagréable: Acheter des fringues faitEs par des mômes... fringue est féminin. A part ça, c'est bien ;)
et ne pas oublier: la culture "moderne" et intensive du coton est la plus polluante de toutes, il est donc vital de se tourner ves le coton "bio". On commence à en faire, mais c'est encore rare, donc il faut encourager cette tendace, et la diversifier.
franchement on s'en branle des gosses du bengladesh,l'important c'est de faire des tunes,peu importe les moyens,de plus avec les aides qu'on leur balance,ils pourrait se demerder
salut, en me renseignant sur la politique de h&m en ce qui concerne le travail des enfants je suis tombé sur ton texte et sur la page de l'UNICEF qui parle d'un programme élaboré en commun par h&m et l'UNICEF pour justement oeuvrer pour l'accès à l'éducation, pour le respect des conditions de travail et pour la lutte contre le SIDA... http://www.unicef.se/stod_oss
/foretagssamarbete/hennes_mauritz
(en suédois, désolé, mais vous pouvez surement le traduire via google ou reverso...)
alors que penser ? rumeurs malveillantes ? 2 aspects indépendants ? hypocrisie et utilisation de l'UNICEF à des fins de caution morale ?
si quelqu'un a de plus amples infos ce serait pas mal. sinon c'est quand même vrai que le coton est un textile polluant, un détail intéréssant sur le site du WWF pour les intéressés...
après de plus amples recherches, trouvé ce bon vieux site de novethic auquel je fais assez confiance...
"H&M en Europe
Avec ses 746 magasins répartis dans 14 pays, la chaîne de magasins de vêtements suédoise H&M a imposé sa mode à bas prix. Comment sont produits les 400 millions d'articles qu'elle vend par an ?
Mai 1998, la société H&M (Hennes&Mauritz) est condamnée avec sept autres grands vendeurs de vêtements (Adidas, Nike, Levi Strauss, Benetton.....) lors d'une mise en scène de procès organisé par l'organisation Clean Clothes Campaign à Bruxelles, s'appuyant sur des textes de loi réels pour montrer comment les consommateurs pouvaient se saisir de ces questions grâce à la loi. Ce procès s'est déroulé de fin avril à début mai à Bruxelles, avec pour objectif de montrer au public comment sont fabriqués les produits vendus par ces entreprises. La firme suédoise est alors la seule multinationale à envoyer sur place un émissaire pour expliquer la politique de l'entreprise vis à vis de ses fournisseurs.
Depuis 1997, le géant du vêtement " bon marché " s'est lancé officiellement dans une démarche de contrôle de la politique sociale de ses 900 fournisseurs. H&M a édicté une charte de bonne conduite qu'elle fait signer à ceux-ci ainsi qu'à leurs sous-traitants. Ils s'engagent alors à respecter certaines règles : le travail des enfants est interdit, les horaires sont limités, un niveau de salaire est assuré (évalué en fonction du salaire moyen du pays), le lieu de production doit être correctement aménagé (aération, équipements de sécurité). Il est en outre interdit aux fournisseurs d'H&M d'utiliser des produits nocifs pour l'environnement.
Les inspections sont-elles efficaces ?
Mais rédiger une charte de bonne conduite ambitieuse et la faire signer à tous ses fournisseurs n'est pas tout. Il faut ensuite s'assurer qu'elle est respectée. Pour cela, des inspections sont nécessaires. H&M dispose de 21 bureaux de production répartis entre l'Europe et l'Asie (50% des la production d'H&M est réalisée en Europe, 43% en Asie et les 7 % sont répartis dans le reste du monde.) Des inspecteurs sont chargés de se rendre chez les fournisseurs et les sous-traitants pour vérifier que le code de conduite est appliqué. En cas de non respect, un plan d'action est discuté et suivi d'une nouvelle inspection. Si les conditions de production ne se sont pas améliorées, le contrat est alors rompu. Reste à savoir, se demande Clean Clothes Campaign en Belgique, si le nombre d'inspecteurs chargés de vérifier le respect de la charte est suffisant pour contrôler plusieurs milliers de fournisseurs et sous-traitants. Autre point d'interrogation qui n'est pas précisé par la firme suédoise : la manière dont se déroulent les inspections. Une entreprise prévenue de la visite des complience officers offre un visage très différent de celui qu'il a au quotidien."
voila voila... en fait le scandale daterait un peu, et ca aurait pas mal réagi.
m'en fous j'ai pas besoin de fringues, mais ce me fera au moins moins chier de porter celles que j'ai...
Moi je laisse un commentaire pour dire que la MODE, ça sert à rien de critiquer cela comme une maladie !! Parce que les "fashion victimes" sont bien conscient qu'ils dépensent plus loin de l'imaginable pour de 'simples' vêtements, mais on est dans une génération où si on veut être bien dans sa peau, il faut y trouver ce qu'il nous manque. Et la mode, c'est aussi une création, l'imagination, la personnalité de chacuns, certe parfois provoquant, mais il faut pas sous-estimer l'allure qu'on doit avoir, pourquoi ne pas sembler par l'esthétique ce qu'on est vraiment.
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